« QUELQUE CHOSE DE COMMUN… »

« QUELQUE CHOSE DE COMMUN… »

Ce projet est mouvant ; aussi, la structure de l’équipe qui la compose est évolutive. Sa forme pourra changer au gré du temps. Tous les rôles sont doublés voire triplés cependant chaque interprète à son texte, sa partition qui lui est propre.
Tous (cf liste exhaustive ci-dessous) ont une histoire et une place dans "Quelque chose de commun..." mais la configuration de ce projet s'adresse actuellement à un effectif de 7 actants.

Textes :
Les interprètes
Mise en scène/scénographie :
Juliette Peytavin
Chorégraphies :
Juliette Peytavin
Les interprètes
Regard extérieur :
Gildas Milin
Assistant scénographie :
Yoan Claveau de Lima
Comédiens/ Danseurs :
Manon Allouch
Louise Belmas
Mahio Campanella
Julie Collomb
Camille Cuisinier
Magalie Dupuis
Benjamin Farfallini
Antoine Formica
Anouck Hilbey
Pauline Jambet
Maxime Mikolajczak
Léna Peytavin
Romane Peytavin
Issam Rachyq-Ahrad
Photographie :
Yoan Claveau de Lima
Création sonore :
Guilhem Delhomme


Création :
Du 1er au 12 Juin 2011. Théâtre des 13 Vents, Montpellier.
Du 23 novembre au 5 décembre 2009. Friche de la Belle de Mai, Marseille
Présentations :
Les 4 et 5 Décembre 2009 à la Friche de la Belle de Mai, Marseille.
Les 11 et 12 Juin 2011 au théâtre des 13 vents, Montpellier
Les 5 et 6 Octobre 2011 dans le cadre du festival "Hors-lits", Montpellier
Dates à venir :
Les 10, 11, 12 puis les 17, 18, 19, 20, et 21 Avril 2012 à La Loge, Paris.
Durée du spectacle :
1h10
Lumière :
Yann Jaouen
Vidéo :
Gildas Milin
Contact :
Juliette Peytavin
Tél. :
06.64.83.62.22
Site internet :
Vincent Goutaudier
Email :
juliettepeytavin[AT]gmail.com
Fiche technique :
Télécharger la fiche technique
(coût plateau sur demande)

Propos

La pièce commence, les acteurs sont sur le plateau, assis, ils s'échauffent. Derrière eux une vidéo tourne, on les voit s'échauffant également, des prénoms apparaissent successivement; ce sont les leurs. Petit à petit les comédiens se lèvent et se présentent, leurs prénoms ne sont plus ceux de la vidéo, la fiction commence. Ces différents êtres identifiés et identifiables avec leurs traits de caractère se retrouvent devant vous ils vont chercher à vivre ensemble.

« L'individu se construit par le groupe. Dans le groupe, il cherche à se définir, à briller, à aimer. Il se confronte à l'autre, jalouse l'autre, désespère, rit, s'énerve, fait le beau, se sent entouré et fort, écoute, rêve, a confiance, soutient, s'affirme, se surprend, s'effondre, s'essouffle, vit, Existe.
Et de tout cela son corps en garde la mémoire. »

Sur scène un ensemble de jeunes individus ayant partagé trois ans de travaux et de vie commune se retrouvent pour questionner l'essence de ce qu'ils partagent, ce qui les lie, au delà de leur intimité se trouve l'expérience humaine et c'est de cela qu'il est question.
Cette fiction devient une étude comportementale sur les systèmes spontanés qui s'établissent au sein de toute communauté.
Les comédiens explorent les retranchements des caractères génériques à travers des identités fortes stéréotypées. Parlent-ils d'eux ?... de nous, ou de vous ?

Un leader.
Un homme qui doute.
Une femme qui se cache, qui a peur de l'autre comme d'elle-même.
Une optimiste.
Une qui se pose indéfiniment la question de qui elle est.
Ceux qui ont besoin d'amour, de plaire.
Une qui se questionne quant à ce que les autres attendent d'elle.
Un qui tente avec toute sa pudeur d'être généreux, de donner de lui…

Chaque élément qu'évoque chaque acteur, tisse la maille que compose ce groupe hétéroclite. Les comédiens portent à nu l'ambiguïté de s'exposer en tant qu'êtres représentant l'être. Le propos défendu s'incarne alors par le ressenti la corporalité, la matière...
Les caractères endossés sont restitués via l'identité de chaque comédien, tant corporelle que textuelle.
Ce rapport charnel entretennu dans l'interprètation explore la chair, les mots, le chant comme des outils distincts aux mêmes fins expressives.

Les acteurs de « Quelque chose de commun… » sont pour la plupart issus de l'ensemble 18, ensemble sorti en juillet 2010 de l'ERAC (Ecole Régionale d'Acteurs de Cannes).
Ce titre est le début d'une phrase dans « A tout va » de Didier-Georges Gabily, auteur qui a bercé les comédiens pendant leurs années d'études.

Note sur l'espace
Les acteurs évoluent sur un sol ensablé gardant l'empreinte des mouvements, la mémoire d'un vécu.
Métaphore de la temporalité, de l'unité dans un ensemble compact ou diffus.
Sept comédiens, danseurs, chanteurs sur scène dans une atmosphère sonore live de Guilhem Delhomme en régie.

« QUELQUE CHOSE DE COMMUN… »

Extraits de texte

Texte Camille Cuisinier :

J'ai besoin d'amour
     J'ai presque honte de le dire. Par pudeur. Par doute. Parce que ça laisse une prise à l'autre. Parce que le certain ou le jamais deviennent le possible. Parce que ça peut être aussi nul que beau, aussi tordu que gigantesque, aussi juste que maladroit, aussi paralysant que nécessaire...
     Je suis à la fois une faible qui se prend pour une forte, et une forte qui se prend pour une faible.
Amour: nom omni sensuel. Forme la plus exponentielle de contradictions et de paradoxes.
     J'me sens souvent de traviole, et m'sieur l'miroir n'arrange pas les choses !
Force est de constater que l'nez n'est pas très droit, que la peau bulle de pâtes au gruyère, et que même si j'n'ai pas à me plaindre de mon ossature slave, il ya ce je-n'sais-quoi de guingois qui ralentit mes ardeurs quand l'envie me prends de m'sentir supérieure !
     Je suis pas un monstre de perfection,du genre une page de magazine.
Je suis un monstre sans en être un. Un vilain grand canard qui parfois se met du rouge à lèvres.
Mais j'apprends à me sentir légitime.
     Peut-être est-ce cela aussi, le besoin d'amour : le besoin de s'aimer soi. Non comme une bizarrerie, un « en trop », ou un besoin d'être le seul, mais comme un bel et unique assemblage, offert par la force hasardeuse de l'univers. Eparpiller le moins possible notre possible puissance.
     Et malgré que j'sois pas parfaite, j'm'empêche plus de m'faire et de m'trouver mignonette, pour m'en aller guillerette à la répète, à la supérette ou bien en soirette.
     Si c'est déjà l'épreuve de s'voir dans un miroir, ça d'vient herculéen, le regard du voisin !
     Tu passes tellement de temps à t'imaginer ce que les autres pensent, sentent, jugent de toi, à ce que tu crois deviner qu'ils attendent de toi, que tu te contrains à devenir une sorte de caricature de toi, entre un idéal de l'imaginaire commun et celui que tu projettes toi. En même temps, lorsque l'envie ou la peur disparaissent, ça donne toute la saveur, l'odeur, les couleurs, la force de chaque instant/acte/parole/mouvement. Ca vaut la peine d'être vécu.
     C'est dur de se laisser percevoir là où on n'a pas envie d'être perçu. C'est pas confortable du tout.
Mais...c'est pour ça qu'on l'aime!
     Tout ça fait beaucoup d'bruit dans l'cervelet, ma foi !
C'est beaucoup d'peur; le besoin d'amour; mais quand on fait effort sur sa bêtise et sur ses habitudes, on s'aperçoit qu'autour, tout est d'guinguois (non seulement), mais qu'en plus, c'est beau!

Texte Mikaël Teyssié :

Bon- alors bon- on va y aller - alors salut - hein-bon allez - si on y va on y – hein – bon alors allez – ouai – ouai allez on y va – hein ?!
J'veux dire – ya pas ya pas – j'veux – ya pas deux poids deux mesures – quand on y va on y va – bon alors bon – on y va
Allez les gars – on se sort les doigts du – hein – alors merde quoi – la – la – la – j'veux dire – la – c'est Avant je dis pas – bon – on a pu – d'accord – pas y aller – excuse – heu – bonne – mauvaises – bon – peu importe – mais là c'est – c'est – pasque bon – pasque – oui hein – excusez moi du peu – mais avant – hein – merci les gars – bravo – belle attitude – mais là Alors maintenant on y va
C'est parti – a non – bon – vous non – si vous y allez pas je vais pas y aller à votre – heu – place – hein – je peux pas tout prendre en main – en charge – et vous – bon – je délègue – je prend le train en route – en marche – c'est pas comme ça que ça – heu – fonctionne – bon on y va – d'accord ?
De toute façon ya pas a – bon – discuter – moi j'ai – j'me sens – j'ai la – j'pète le – et vous – non – heu - pas envie – mal au cœur – j'ai piscine – alors non – ça suffit – stop – basta – raz le bol – la coupe est pleine – jamais sur la même longueur – heu – ça suffit – d'onde – merde – Alors on y va bande d'enf..
O pis allez vous faire …heu bon – les grecs et tout ça.


« QUELQUE CHOSE DE COMMUN… »

Galerie

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Biographies

Juliette Peytavin

Juliette Peytavin

Metteur en scène

     Née en 1987, Juliette Peytavin associe danse et théâtre dans son expérience de la scène. Elle se forme en danse avec Maryline Ferro, et Léonardo Montecchia avec lequel elle danse dans « L'autre création » montée en 2007, elle prend de nombreux cours auprès notamment de Lila Greene, Fabrice Ramalingom et Maya Brosch. Quand au théâtre, elle débute avec la poète Brigitte Baumié puis avec la compagnie « Tire pas la nappe », ensuite elle rentre au Conservatoire d'art dramatique de Montpellier sous la direction d'Ariel Garcia-Valdès, ou elle travaille avec Yves Ferry, Hélène de Bissy et Sébastien Lagord. Cette jeune comédienne intègre en 2007 l'Ecole Régionale d'Acteur de Cannes, ou elle profitera d'un enseignement dense et varié auprès d'intervenants comme Gildas Milin, Catherine Marnas ou Nadia Vonderheyden. Cette école sera aussi le ferment de rencontres essentielles avec ses camarades de promotion, rencontres qui l'entraîneront vers la mise en scène avec « Quelque chose de commun… » ou la question du lien entre ses deux formations se posera concrètement; et aussi vers une création pour la région PACA « Lambeaux du journal d'un fou » de Gogol mis en scène de Mikael Teyssié.

Travaux en cours :
- Comédienne dans la création : « J'ai 20 qu'est ce qui m'attend ? » mise en scène de Cécile Backès
- Comédienne dans le rôle de la Princesse dans la prochaine création 2010/2011, d'Olivier Balazuc, « L'Ombre amoureuse »
- Intervenante chorégraphe au lycée Joffre de Montpellier dans le cadre d’une collaboration avec l’association Arts résonances

Télécharger le CV

Guilhem Delhomme

Guilhem Delhomme

Conception sonore

     Guilhem Delhomme termine ses études d'architecture en 2010 à l'ENSA de Paris-La Villette, où le pôle Art et Scénographie l'amène à approcher différents modes de conception, différents médiums dans des lieux post-industriels ou urbains.
Regroupés par gout commun pour un certain situationnisme, il collabore actuellement avec Yoan Claveau de Lima, architecte, sous l'appellation Y&G.

     Leurs mises en œuvres s'exercent, par modifications spatiales des lieux de vie, à une déstabilisation des comportements pré-établis, des usages et de l'utilisation commune des sens, et cela via tous types de support.

     C'est dans le cadre d'une application sonore qu'il prend le nom de Sant Axurit, couverture qui lui permet de diffuser électroniquement son appréciation des basses fréquences, de la bass music, et de ses influences anglaises et jamaïcaines. Procédant en live, grâce au sampling, au processing et à quelques machines, il parvient à extraire des ambiances sombres, minimales et déstructurées.

Travaux en cours :
- Architecte chez INCA à Grenoble
- Préparation du premier EP sur BRK rec (Lyon) : Sant Axurit- "Tronc EP"